
J’ai regardé les fiches techniques des ports PS4 et PS5 de Black Ops 1 et 2, et ma première réaction a été un rire nerveux. En 2026, on me demande quarante dollars – le prix d’un jeu complet sur le PlayStation Store – pour une version qui plafonne à 1080p et 60 Hz, sans FOV slider, sans 120 FPS, et avec une couche d’aliasing qui ferait rougir une version PS3. Iron Galaxy n’a pas remasteré quoi que ce soit. Le studio a déposé le code original sur une console neuve et a appelé ça une ressortie.
Le mode Théâtre, cette fonction qui permettait de rejouer et d’analyser ses matchs en différé, est entièrement désactivé sur ces ports PS. Pour les joueurs qui ajustent leurs tactiques ou créent du contenu, c’est une amputation massive. Dans Black Ops 1, les Matchs de Pari, ces défis déjantés qui cassaient la routine du Team Deathmatch, ont été retirés. Résultat : la variété multijoueur s’en trouve réduite. Et si vous comptiez jouer avec vos potes peu importe la génération de console, oubliez. Pas de cross-play, pas de cross-gen. Les lobbies PS4 et PS5 sont séparés, et il n’y a aucune connexion avec les autres plateformes. On paie pour une expérience plus fragmentée qu’en 2010.
Votre ratio K/D, vos victoires, vos trophées originaux de l’époque PS3 ou Xbox 360 : tout est resté dans le passé. Activision impose une liste de trophées toute neuve sur PS4 et PS5, distincte de l’originale. C’est un choix technique qui sonne comme un doigt d’honneur aux joueurs qui ont investi des centaines d’heures. Pour les chasseurs de platine, c’est une cible fraîche. Pour le reste d’entre nous, c’est l’admission claire que ce port n’a aucune mémoire de ce qu’on a vécu.

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Si vous cochez l’une de ces cases, ce port vous veut du mal. La campagne et le mode Zombies sont préservés, certes. Mais l’expérience multijoueur est amputée de ses modes les plus distinctifs et de sa connectivité.
On nous vend du classique, on nous sert un produit dépouillé de ses fonctionnalités sociales et de ses standards techniques modernes. En 2026, l’absence de cross-play est une décision industrielle, pas une contrainte technique. Capper la PS5 à 60 Hz et à 1080p, c’est du gâchis de hardware. Et faire payer les contenus additionnels alors que le port de base est déjà austère, c’est rajouter l’insulte à l’addition.

À la fin, ce qui reste ? Un shooter qui a bâti une génération, mais qui débarque sur PS5 avec moins de contenu que sa version de 2010. Moi, je passe mon tour. À ce prix, je ne finance pas un port qui me prend mes modes, mes stats et mon argent.