Crimson Desert sur PS5 Pro : un mode Qualité HDR sublime… qui n’arrive pas à cacher tous ses défauts

Crimson Desert sur PS5 Pro : un mode Qualité HDR sublime… qui n’arrive pas à cacher tous ses défauts

**Analyse du mode Qualité de Crimson Desert sur PS5 Pro : HDR à 1 500 nits, ray tracing généreux et terrain ultra travaillé, mais aussi artefacts de displacement, pop-in bien visible et anti-aliasing parfois capricieux.**

Crimson Desert sur PS5 Pro : quand le mode Qualité montre tout, y compris les problèmes

Ma première réaction en lançant la vidéo de Digital Foundry sur Crimson Desert en mode Qualité sur PS5 Pro a été très simple : enfin un jeu qui ose réellement pousser le HDR et le ray tracing sur console, sans se cacher derrière un flou de reconstruction trop agressif. Et très vite, deuxième réaction : quand l’image est aussi nette, il devient impossible de cacher les petits (et gros) défauts du moteur.

Ce qui est intéressant ici, c’est que c’est exactement l’inverse de ce que proposent beaucoup de jeux actuels. Sur PS5 et PS5 Pro, les modes Performance et Balanced de Crimson Desert s’appuient sur la reconstruction temporelle (PSSR côté Sony) pour tenir le framerate. Résultat : plus de fluidité, mais aussi une image un peu plus « douce » qui masque pas mal d’artefacts. En mode Qualité HDR, Digital Foundry montre au contraire un rendu extrêmement tranchant en 4K, ray tracing actif, HDR poussé à 1 500 nits… et d’un coup, tout devient visible, le meilleur comme le pire.

Il m’a fallu un moment pour comprendre que cette vidéo n’est pas juste un « beau diaporama » de screenshots next-gen. C’est presque un cas d’école de ce qui se passe quand un studio vise un rendu PC très ambitieux, et qu’il doit ensuite le faire rentrer dans le cadre d’une console, même boostée comme la PS5 Pro.

Les modes graphiques de Crimson Desert sur PS5 / PS5 Pro

Avant de plonger dans le détail du mode Qualité, il faut poser le décor. Crimson Desert propose plusieurs modes graphiques sur console, avec des compromis assez différents. Digital Foundry a déjà décortiqué le Balanced et le Performance sur PS5 Pro, cette nouvelle vidéo se concentre sur le Qualité avec HDR activé et un pic réglé à 1 500 nits, parfaitement calé sur un téléviseur type LG G4.

Specifications

Le point clé de la vidéo de Digital Foundry : le mode Qualité de la PS5 Pro ne semble pas utiliser la reconstruction PSSR de Sony. Résultat, l’image est d’une netteté qui rappelle plus un très bon PC branché sur un écran 4K qu’un mode « cinéma » habituel de console. Mais forcément, quand on arrête de lisser le rendu, les défauts de la chaîne de rendu ressortent avec une brutalité que les modes Performance masquent en partie.

HDR à 1 500 nits : quand Crimson Desert se prend pour une démo technique de TV haut de gamme

Le premier truc qui saute aux yeux – sans mauvais jeu de mots – c’est le traitement HDR. Crimson Desert propose un réglage interne pour le pic de luminosité, et DF le cale à 1 500 nits pour l’aligner sur la dalle de leur LG G4. Vu d’un bon téléviseur HDR, on est clairement dans le haut du panier console.

Les ciels brûlants du désert, les reflets du soleil sur l’eau, le métal poli des armures… tout explose littéralement en dynamique. DF note un cas intéressant : sur l’écran HDR de capture, l’exposition paraît parfaite, mais une fois tone-mappée vers la version SDR de la vidéo YouTube, certaines zones semblent « cramées », presque blanches. C’est un classique : un jeu qui exploite vraiment l’espace HDR ne se laisse pas toujours traduire proprement en SDR.

Dans les scènes au bord de l’eau, la lumière réverbérée sur les vagues ou sur les dalles de pierre « mouillées » donne cette impression d’huile brillante, presque trop propre pour un univers médiéval crasseux. Personnellement, j’adore ce genre d’exagération visuelle, parce que cela rappelle que l’on est avant tout dans une œuvre stylisée, pas dans une simulation photo-réaliste façon documentaire.

Le point agréable, c’est que ce HDR ne sert pas juste à afficher des pics lumineux pour le show. Les scènes de fin d’après-midi, avec un soleil rasant qui vient teinter les montagnes d’une lumière orange, montrent que la plage dynamique est aussi bien utilisée sur les demi-teintes. Les zones d’ombre gardent du détail, sans virer au gris délavé. C’est le genre de nuance qu’on ne voit qu’en pause-café devant l’écran, mais qui, inconsciemment, donne au monde un côté « vivant » plutôt que cartonné.

Ray tracing et éclairage : un mélange GI / reflets / lumières locales étonnamment ambitieux

Crimson Desert ne se contente pas de coller un sticker « ray tracing » sur sa fiche produit. Le moteur essaie réellement de combiner plusieurs briques RT : reflets, éclairage global et éclairage local ray-tracé, le tout intégré dans un monde ouvert massif.

Dans les séquences mises en avant par Digital Foundry, les reflets sont particulièrement parlants. À la surface de l’eau, sous une plateforme de bois ou de métal, on distingue clairement des reflets d’objets qui ne devraient pas être visibles en simple SSR (screen space reflections). DF montre comment, lorsque la caméra est inclinée, on reste capable de voir des éléments cachés dans la géométrie, ce qui trahit la présence de RT dans le BVH (la structure de données qui décrit la scène pour le ray tracing).

On voit aussi une approche hybride : le jeu mélange SSR et RT. Sur certains murs, par exemple, seules les grandes masses géométriques semblent reflétées en RT, sans les détails d’éclairage ou de texture. Le SSR vient compléter – quand c’est possible – ce manque de précision, ce qui donne un reflet globalement cohérent, même si, en mettant la vidéo en pause, on perçoit bien que tout n’est pas physiquement exact. C’est le compromis habituel des jeux actuels : on balance les photons là où ça se voit le plus, on triche ailleurs.

Plus intéressant encore, l’éclairage local ray-tracé. DF rappelle que les ombres principales du soleil et de la lune sont gérées via des shadow maps classiques, mais que les torches, lanternes et autres sources d’éclairage secondaire utilisent un éclairage et des ombres en RT. Dans une grotte ou une forteresse, le simple fait de voir une lumière chaude se propager de manière crédible sur les surfaces (murs, armures, bois) donne une impression de densité que peu de jeux open world proposent sur console. Ce n’est pas au niveau des grosses démos PC avec path tracing intégral, mais pour une machine type PS5 Pro, le résultat reste franchement costaud.

Côté global illumination (GI), le rendu est convaincant. L’exemple de la montagne lointaine, teintée d’un orange intense par le soleil couchant, est révélateur. Ce n’est pas juste une texture peinte avec un dégradé ; on sent que l’éclairage indirect apporte une couleur secondaire sur les volumes, ce qui évite l’effet « carton plâtre » que l’on voit dans bien des jeux en monde ouvert.

Screenshot from Crimson Desert
Screenshot from Crimson Desert

Displacement mapping partout : beaucoup de wow, un peu de cassure

Un des choix les plus marquants de Crimson Desert est l’usage massif du displacement mapping. Là où la plupart des jeux se contentent de normal maps ou de parallax mapping pour donner du relief aux briques ou aux pavés, Crimson Desert pousse le curseur plus loin : les surfaces sont réellement déformées, avec un relief souvent très prononcé.

Digital Foundry le souligne bien : la plupart du temps, l’illusion est excellente. Les murs, les roches, les dalles au sol gagnent une épaisseur et une texture presque tactile. Quand la lumière rase ces surfaces en HDR, on obtient un rendu qui n’a rien à envier à certaines démos PC.

Mais cette générosité a un prix. Dans certaines zones, DF montre des artefacts assez visibles sur les bords des surfaces : des sortes de cassures, d’escaliers bizarres ou de silhouettes qui se détachent mal. Tant que l’on court en combat, cela passe ; dès que l’on s’arrête pour regarder l’environnement de près – ce que fait forcément Digital Foundry – ces défauts sautent aux yeux.

Sur PC, la solution est simple : on peut désactiver le displacement si on ne supporte pas ces défauts. Sur PS5 Pro, en mode Qualité, ce n’est pas le cas. Le trade-off est donc imposé : plus de relief, plus de caractère visuel, mais aussi quelques anomalies de géométrie de temps en temps. Personnellement, je préfère largement ce parti-pris audacieux à un terrain trop lisse. Un open world qui ne tente rien de ce côté-là finit par ressembler à tous les autres.

Foliage animé au loin, nuages volumétriques et terrain non « heightmapisé » : un monde qui respire

Un détail que j’ai adoré dans l’analyse de DF : la façon dont Crimson Desert gère le foliage lointain. Même très loin de la caméra, les arbres conservent leurs ombres et, surtout, ils continuent d’être animés par le vent. Dans la plupart des jeux, passé une certaine distance, le feuillage devient une simple texture figée ou une silhouette très simplifiée. Ici, même à l’horizon, on sent les bourrasques.

C’est le genre de raffinement qui ne se voit pas toujours consciemment, mais qui contribue massivement à la sensation de « monde vivant ». Le fait que ces arbres lointains soient en plus correctement ombrés, éclairés par la GI et le HDR, renforce encore cette impression.

Les nuages volumétriques participent aussi à cette réussite. DF évoque une ressemblance avec le rendu qu’on trouve dans le moteur Decima (Horizon, Death Stranding), et la comparaison n’est pas ridicule. L’épaisseur des formations nuageuses, les couches superposées, les variations de densité : tout cela donne des ciels qui ne se contentent pas d’être jolis, mais qui structurent la lumière globale de la scène.

Sur le terrain en lui-même, Crimson Desert s’éloigne du schéma « heightmap + objets posés dessus » qui domine une bonne partie des open worlds, en particulier ceux sous Unreal Engine. DF insiste sur les arches rocheuses, les surplombs gigantesques, les cavités creusées dans la masse, les formations improbables que l’on traverse en vol ou en escalade. On est plus proche d’un mix entre un jeu d’action-aventure et un sandbox que d’un simple tapis de collines avec quelques cailloux répétés.

Ce choix de terrain plus libre a un impact énorme sur le ressenti d’exploration. Quand on saute en wingsuit (ou équivalent) depuis une corniche et qu’on plonge au milieu de ces architectures naturelles, on comprend vite que le moteur et les outils environnementaux n’ont pas été pensés comme un simple « remplissage de map ». Et, honnêtement, cela justifie à lui seul pas mal des compromis techniques que l’on voit ailleurs.

Screenshot from Crimson Desert
Screenshot from Crimson Desert

Pop-in, streaming et artefacts d’anti-aliasing : l’envers du décor du mode Qualité

Une fois l’enthousiasme passé sur la beauté brute du rendu en mode Qualité, les défauts deviennent difficiles à ignorer. Digital Foundry insiste sur plusieurs aspects qui reviennent régulièrement pendant la capture.

Pop-in très perceptible

Le pop-in est probablement le grief le plus visible. Objets, éléments de décor, parfois même certaines couches de foliage apparaissent brutalement ou se raffinent sous les yeux du joueur. C’est un problème récurrent des mondes ouverts très denses, mais ici, la netteté accrue du mode Qualité rend ces transitions encore plus choquantes.

Là où un mode Performance flouté par de la reconstruction agressive peut lisser ces changements, le mode Qualité, sans PSSR, n’offre nulle part où se cacher. Sur les captures de DF, on voit très bien des détails de rocher, de végétation ou des structures qui émergent d’un coup à moyenne distance. L’effet n’est pas catastrophique, mais il est suffisamment fréquent pour casser un peu l’illusion de continuité du monde.

TAA, resolve et denoiser parfois capricieux

Autre point noir, plus subtil mais tout aussi important : les problèmes de resolve, d’anti-aliasing temporel (TAA) et de denoising sur certaines surfaces. DF pointe des streaks, des traînées et une sorte de bruit résiduel sur les reflets ou sur les zones très brillantes, notamment sur l’eau ou sur certaines armures.

Ce genre de défaut vient généralement d’une combinaison de tâches :

  • le TAA qui essaie de stabiliser l’image dans le temps,
  • le denoiser RT qui lisse le bruit inhérent aux calculs de ray tracing,
  • et les mouvements de caméra / de personnages qui multiplient les cas limites.

Dans un mode Performance, à résolution plus faible, une partie de ces problèmes est « avalée » par la reconstruction et le flou de mouvement. En mode Qualité, avec une image proche du 4K natif, ces artefacts se détachent nettement. On voit parfois littéralement le denoiser lutter pour suivre.

Pas de PSSR en Qualité : plus net, mais plus cru

Le fait que le mode Qualité ne semble pas utiliser PSSR est un choix qui m’intrigue. Sur le papier, on pourrait imaginer un mode hybride : résolution un peu plus basse, reconstruction PSSR de haute qualité, RT intact, 30 fps verrouillé. Les développeurs ont manifestement préféré miser sur la netteté brute plutôt que sur une reconstruction plus « intelligente ».

Digital Foundry montre bien le résultat : une image extrêmement définie, parfaite pour mettre en valeur le displacement, la GI et les reflets, mais aussi un terrain de jeu idéal pour tous les petits défauts de la pipeline de rendu. Les halos, les bavures de TAA, les pop-in de LOD, les approximations de RT deviennent plus visibles que dans les modes Performance et Balanced, qui reposent justement sur PSSR et une résolution plus modulable.

Combat, caméra et lisibilité : un système exigeant, mis en valeur par la mise en scène

Digital Foundry ne se limite pas aux curseurs graphiques, la vidéo s’attarde aussi sur le gameplay, surtout le combat et la caméra. Ce qui est intéressant, c’est à quel point le rendu visuel et la grammaire de mise en scène sont liés ici.

En verrouillant un ennemi, la caméra adopte un comportement presque digne d’un jeu de combat : elle cherche en permanence à garder les deux protagonistes dans le cadre, recadre, pivote, ajuste la distance pour ne jamais perdre l’action. Le résultat est très cinématographique. Couplé aux animations lourdes et à la grande importance de la priorité d’animation, on obtient des duels qui ont un vrai poids, mais qui peuvent déranger ceux qui préfèrent des contrôles hyper-réactifs façon hack’n’slash.

DF souligne que le système a un côté « Soulslike » sur certains aspects (timing, priorités d’animation, télégraphiage des coups), tout en restant plus rapide. Cette hybridation peut expliquer pourquoi certaines critiques sont divisées sur le feeling du combat : il faut accepter d’entrer dans un rythme particulier, où l’on lit les animations autant que les barres de vie.

La caméra, pour sa part, fait un travail très solide pour cadrer les affrontements. Mais ce même choix de mise en scène peut parfois compliquer la vie dès que la densité d’ennemis augmente ou que le terrain devient accidenté. Le mode Qualité, avec sa lisibilité accrue et sa profondeur de champ limitée, accentue à la fois le côté « film d’action interactif » et la difficulté à lire les menaces à 360 degrés.

Screenshot from Crimson Desert
Screenshot from Crimson Desert

Petit bémol relevé par DF : le système d’infiltration. Techniquement, on peut se faufiler, approcher des ennemis par derrière et les éliminer discrètement. Mais l’IA a tendance à repérer très rapidement le joueur et à le traquer de manière agressive, ce qui rend difficile de tirer parti de ces mécaniques sur la durée. Ce n’est pas un défaut graphique, mais encore une fois, le fait d’observer le jeu sous l’angle de la clarté visuelle met aussi à nu la façon dont les systèmes de gameplay ont été calibrés.

PS5 Pro vs PS5 standard : pour qui ce mode Qualité a-t-il du sens ?

Les séquences sur PS5 Pro en mode Qualité tranchent nettement avec le gameplay montré sur PS5 de base par d’autres médias. Sur la console standard, on est manifestement sur une cible 30 fps plus sage, une résolution inférieure et un RT plus timide. L’impression générale reste correcte et stable, mais on sent que le moteur est bridé.

La PS5 Pro, elle, permet vraiment d’exprimer l’ambition visuelle de Crimson Desert, que ce soit via le Balanced (environ 1440p/40 fps) ou le Performance (60 fps) avec PSSR, ou via ce mode Qualité HDR « vitrine technologique ». La question devient donc : à qui conseiller ce mode Qualité plutôt que les autres.

Tel que montré par Digital Foundry, le mode Qualité semble surtout taillé pour :

  • les joueuses et joueurs équipés d’un très bon écran 4K HDR, capable de monter réellement à 1 000–1 500 nits,
  • ceux qui privilégient l’impact visuel, la photo, l’exploration tranquille et la contemplation,
  • ceux qui acceptent un 30 fps solide en échange d’un ray tracing plus riche et d’une image très nette.

Pour une expérience plus équilibrée, le mode Balanced autour de 40 fps sur un écran 120 Hz garde beaucoup de la richesse visuelle tout en offrant une réactivité supérieure. Et si l’on vise le confort maximal en combat, le mode Performance garde sa pertinence, même si l’on perd une partie du RT et de la précision d’éclairage.

Il est intéressant de noter que, dans les séquences montrées par DF, certaines imperfections (artefacts de reflets, bruit, pop-in) se voient davantage en mode Qualité que dans les modes plus rapides. C’est un paradoxe assez fascinant : la version la plus « cinématographique » est aussi celle qui expose le plus crûment les limites techniques du moteur.

Ce que Crimson Desert réussit réellement sur PS5 Pro

En recollant tout ce que montre Digital Foundry, on obtient une image assez claire de ce que Crimson Desert fait bien – et même très bien – sur PS5 Pro, en particulier en mode Qualité.

  • Un HDR réellement ambitieux, qui exploite la plage dynamique de manière crédible, avec des pics de luminosité et des nuances subtiles.
  • Un usage généreux du ray tracing (reflets, éclairage local, GI) pour un open world console, sans se contenter du minimum syndical.
  • Un world design qui casse le moule des terrains heightmap basiques, grâce à des arches, surplombs, cavités et verticalité prononcée.
  • Un foliage vivant, même à grande distance, avec animation et ombres conservées, ce qui donne une vraie sensation de vent et de météo.
  • Un mode Qualité extrêmement net, qui met en valeur la richesse des matériaux, des textures et du displacement.
  • Une mise en scène du combat travaillée, avec une caméra qui cadre les duels comme un jeu de baston, et un système d’animation qui donne du poids aux coups.

Pris comme vitrine de la PS5 Pro, Crimson Desert coche donc beaucoup de cases : c’est dense, spectaculaire, très « next-gen » dans son intention, et surtout différent de ce que l’on voit habituellement chez les gros open worlds plus sages techniquement.

… et ce qui reste problématique en mode Qualité

En miroir, la vidéo de DF liste aussi ce qui risque d’agacer pas mal de joueurs, surtout ceux qui sont sensibles aux défauts d’image.

  • Le pop-in régulier d’éléments de décor et de foliage, très visible en 4K nette.
  • Les artefacts de displacement mapping sur certaines surfaces, avec des contours qui se brisent ou « bavent ».
  • Les problèmes de TAA, de resolve et de denoiser, surtout sur les reflets et surfaces très brillantes.
  • L’absence de PSSR en mode Qualité, qui empêche de lisser certains défauts tout en améliorant la précision globale.
  • Un 30 fps figé, qui, même stable, reste un compromis difficile à accepter pour les joueurs habitués au 60 fps sur PS5 Pro.
  • Un système d’infiltration peu satisfaisant, avec une IA qui repère vite le joueur, rendant la discrétion frustrante.

On sent clairement un moteur pensé pour une cible PC high-end, puis adapté tant bien que mal aux différentes configurations console. La PS5 Pro s’en sort globalement avec les honneurs, mais la marge de manœuvre est assez limitée dès que l’on veut conserver à la fois le RT, la haute résolution et la stabilité de l’image.

Alors, faut-il jouer à Crimson Desert en mode Qualité sur PS5 Pro ?

La vraie conclusion que l’on tire de cette analyse, c’est que le mode Qualité de Crimson Desert sur PS5 Pro est un mode « d’auteur ». Il ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il vise une expérience très cinématographique, avec un HDR démonstratif, un ray tracing généreux et un niveau de détail qui frôle parfois l’overkill. En échange, il laisse apparaître les coutures du moteur : pop-in, artefacts de displacement, anti-aliasing capricieux.

Si l’on résume, ce mode est parfait pour :

  • ceux qui veulent profiter de Crimson Desert comme d’une démo technique PS5 Pro,
  • ceux qui privilégient la contemplation, la photo et l’exploration à la compétitivité des combats,
  • ceux qui sont équipés d’un écran HDR sérieux, capable de rendre justice au pic 1 500 nits.

Pour un premier run centré sur le gameplay, les quêtes et les boss, le mode Balanced ou Performance restera probablement un meilleur choix. Le Balanced 40 fps sur un écran 120 Hz offre un compromis très agréable entre fluidité et fidélité, tout en profitant de PSSR et d’un RT toujours présent. Le Performance à 60 fps, lui, sacrifie plus de choses sur l’autel de la réactivité, mais il rend les combats nettement plus confortables.

E
Ethan Smith
Publié le 20/03/2026
21 min de lecture
Tech
🎮
🚀

Envie de passer au niveau supérieur ?

Accédez à des stratégies exclusives, des astuces cachées et des analyses pro que nous ne partageons pas publiquement.

Contenu bonus exclusif :

Guide stratégique ultime Tech + Astuces pro hebdomadaires

Livraison instantanéePas de spam, désinscription à tout moment