
En tant que grand amateur de jeux d’horreur et de parkour, j’ai forcément tiqué lorsque Techland a dévoilé Dying Light The Beast. Pas seulement car le retour de Kyle Crane – héros du premier opus – promet un shot de nostalgie, mais surtout parce que ce stand-alone montre qu’ils ne comptent pas juste réchauffer leurs vieux succès. Et après la diffusion d’une vidéo de gameplay de 30 minutes, l’un des jeux les plus surveillés de l’été 2024 mérite clairement qu’on s’attarde sur ce qu’il a vraiment dans le ventre.
| Feature | Specification |
|---|---|
| Publisher | Techland |
| Release Date | Août 2024 |
| Genres | Action, Horreur, Survie, Monde ouvert |
| Platforms | PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S |
Ce nouveau chapitre de Dying Light n’a clairement rien d’un simple DLC, malgré son concept de base. À la place, Techland a préféré tout miser sur un spin-off standalone assez ambitieux, centré sur le retour – inattendu ! – de leur protagoniste favori Kyle Crane. À l’heure où la plupart des studios misent sur le service continu et les contenus épisodiques, voir cette prise de risques fait plaisir… même si, on le sait, la motivation reste de garder la franchise bien visible en attendant un hypothétique Dying Light 3.
Ce qui a toujours fait la force de Dying Light – et qu’on retrouvait déjà dans le second opus – c’est la tension liée au cycle jour/nuit et la grammaire du parkour urbain. La longue vidéo de gameplay publiée par Techland ne cache rien : elle alterne exploration verticale, fuites désespérées sur les toits, bastons bien salissantes contre les zombies ou les humains. Mais la vraie différence ici, c’est l’ambiance : le retour de Crane ramène avec lui le passé sombre et les dilemmes moraux du premier jeu. Les fans déçus par les choix scénaristiques du 2 vont, je pense, retrouver de quoi vibrer.

Ce qui m’a marqué dans ce premier extrait, c’est combien Techland insiste désormais sur la brutalité : les affrontements sont nerveux, la gestion des armes semble un poil plus lourde et chaque coup porté a vraiment du poids. Parkour oblige, on a droit à de beaux enchaînements de grimpette et d’évasion, mais également à quelques séquences d’infiltration. Ce n’est pas que du bourrin : la tension grimpe d’un cran la nuit tombée, et les mécaniques d’infiltration ont l’air d’apporter une vraie variété, au moins sur le papier.
La vidéo se termine en beauté par un boss bien craspec, démontrant que Techland n’a pas oublié sa passion pour les affrontements spectaculaires à base de chair putréfiée. Certains pourraient objecter qu’on est encore dans du déjà-vu (“une nouvelle zone, des zombies à décapiter, et hop, le tour est joué ?”). Mais honnêtement, le fait que le studio veuille renouer avec l’identité de son premier jeu – tout en peaufinant ses systèmes – me donne envie de vérifier manette en main si la magie opère encore.

Ce spin-off solo, c’est l’occasion pour les joueurs de retrouver le rythme unique de Dying Light sans être obligés de replonger dans l’aventure parfois inégale du 2. Pour les nouveaux venus, pas de prérequis imbuvable : on sent que Techland veut séduire autant les nostalgiques que les petits nouveaux, avec un gameplay accessible mais suffisamment exigeant pour les mordus du parkour-action. On aurait tort de sous-estimer l’impact du retour de Crane, figure très appréciée par la communauté, qui va probablement relancer le débat sur ce qu’aurait dû être la suite de la licence.
Un bémol cependant : avec une sortie prévue juste avant la rentrée, je me demande quelle sera la durée de vie réelle de cette expérience et si le contenu sera à la hauteur des attentes. Surtout après un Dying Light 2 dont le suivi post-lancement a divisé. L’autre question, c’est le prix et l’étendue des innovations par rapport aux précédents opus. Si Techland se contente d’un “Dying Light 1.5” relooké, la pilule pourrait passer moins bien… Mais il est vrai que le positionnement, entre fraîcheur et retour aux sources, peut réveiller la hype autour de la saga.

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En somme, Dying Light The Beast donne envie d’y croire – mais sans se laisser trop emporter par le marketing. Au final, tout dépendra de l’équilibre entre nostalgie, nouveautés, et le vrai plaisir de jeu une fois confronté à la horde…