
Avec son retour aux bases et le come-back de Kyle Crane, The Beast me promettait un choc old-school… et il a tenu bon sur l’essentiel, même si tout n’est pas parfait.
Mon amour du parkour remonte à la Xbox 360 et à Mirror’s Edge. Dans Dying Light premier du nom, cette sensation d’urgence quand la nuit tombe était un régal. J’avais même préféré ce style épuré à l’excès du second opus. Alors, retomber dans les rues en ruines de Harran avec Crane, c’était un peu comme enfiler un vieux blouson qu’on croyait perdu.
Dès la démo, le flow est là : rebords, échelles, garde-corps, tout se chausse comme une paire de baskets neuves. Traverser Castor Woods en ligne droite, slalomer de toit en toit et déclencher roulades pour semer les rôdeurs, c’est toujours aussi grisant. La nuit, quand les infectés sortent du bois, chaque sprint peut vite tourner au cauchemar.
Fracasser un rôdeur à la batte cloutée reste un plaisir brut : chaque coup résonne dans la manette, on savoure ce côté bagarre de rue. En revanche, l’arme à feu fait peine : imprécision, IA aux fraises, aucune récompense pour les headshots… Un vrai retour à l’ère Dead Island PS3.

Sur PC milieu de gamme, les panoramas fin de journée séduisent, mais s’approcher révèle textures ternes, animations rigides et effets plats. Techland peine à exploiter son C-Engine, et ça se voit : oubliez le “wow” technique.
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La démo limite le bestial à un passage façon Hulk : une jauge, un burst de puissance, et c’est fini. Les promesses d’objets géants ou de boss à mains nues restent à prouver. L’arbre de compétences devra éviter le syndrome du gimmick vite oublié.

La conduite rappelle Dead Island, mais la maniabilité glissante et des collisions capricieuses gâchent le fun. Le combat de boss final reste un bon mix bourrin/esquive, avec une intro ciné qui fait illusion… malgré un moteur à la peine.
Si vous vénérez le parkour old-school et la baston crado, foncez. Les amateurs de gunplay ultra-précis, d’open worlds léchés ou de prouesses next-gen risquent de grincer des dents.


Dying Light The Beast n’est pas un tour de force technique, mais il assume ses relents rétro et son action sans fioritures. Un plaisir coupable à lancer pour un solo décontracté, du fun brut avant tout.
7/10 – Un frisson old-school réussi, tant qu’on ferme les yeux sur la rouille du moteur et les balles qui n’explosent pas.