
J’ai la rage contre les roguelikes depuis Dead Cells mais je replonge toujours comme un masochiste. Au Steam Next Fest, je teste tout ce qui sent la prise de risque… et Hotel Barcelona m’a laissé KO pendant trois minutes.
Dès l’écran titre, ce style cartoon macabre rappelle Punch Club croisé avec un Friday 13 en VHS. La cabane au bord du lac hurle “Jason !”, et moi j’en redemande.
J’ai rincé la démo en 12 h sur un PC milieu de gamme et manette Xbox : zéro crash, fluidité impeccable. Mais le vrai twist arrive après la première mort.
Vous incarnez Justine, ex-marshal possédée par le Dr Carnival, traquant des serial killers dans un hôtel lynchien. À chaque décès, vous générez un “phantom” qui reproduit votre run raté pour vous soutenir. Coincé sur Jacob (ersatz de Jason) ? Dix morts plus tard, vous avez une armée de vous-même qui dégomme tout.

Entre tronçonneuses texanes, gamins masqués et boss burlesques, chaque combat est un festival de références slasher. Le gameplay nerveux de Suda51 exige skill et expérimentation : lames risquées ou pistolets salutaires ? À vous de composer.
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L’arbre de compétences est généreux mais gagnerait en ergonomie. Vous débloquez katanas stylés, pistolets utiles et cosmétiques absurdes (pom-pom girl slash scream queen, K-way fluo psychopathe). Un vrai terrain de jeu pour les builds fous.

Entre deux runs, retour dans un hôtel moite où chaque PNJ a un grain. Réceptionniste cinglante, résident cinéphile (achetez-moi “Slumber Party Massacre 2” !), dialogues absurdes façon Shin Megami Tensei meets Shenmue. Un régal de non-sens.
Pixel art horrifique détaillé, néons cradingues, RTX 3060 encaisse tout (quelques ralentissements lors de grosses explosions). Soundtrack entêtante, même si la tronçonneuse pourrait être un poil moins assourdissante.

Si vous cherchez du pixel-perfect façon Celeste, passez votre chemin. Autrement, foncez sur Hotel Barcelona : c’est du caviar masochiste.

Rarement j’ai autant insulté mon écran tout en m’éclatant. Suda51 & Swery ont pondu une expérience cruelle, drôle et foutrement addictive.