
Lost in Random: The Eternal Die mêle deckbuilding et hasard dans un univers gothique façon Tim Burton. Analyse des mécaniques, bosses, synergies et difficulté.
Depuis l’annonce du retour de Lost in Random avec son extension roguelite The Eternal Die, j’avais ce petit frisson d’excitation : un monde burtonien, des dés vivants, du deckbuilding… Les promesses étaient ambitieuses, et dans le paysage saturé de rogue-lites, Stormteller Games avait intérêt à se démarquer. Après une trentaine d’heures de jeu, des dizaines de runs et plusieurs affrontements épiques, voici mon verdict détaillé.
Le cœur de The Eternal Die repose sur deux piliers : le tirage de cartes et le lancer de dés. Vous incarnez la reine Aleksandra, accompagnée de Fortune, un dé parlant qui fixe le tempo des combats. Chaque face de Fortune influe sur vos actions : bonus de dégât, soin, bouclier ou altération de cartes. La mécanique peut sembler brouillonne au premier abord, mais les premières runs dissiperont le doute.
L’association cartes/dés est excitante, mais le sentiment de perte de contrôle guette. Lors de ma 7ᵉ partie, j’ai enchaîné trois lancers de Face “Rien” d’affilée, bloquant toute offensive pendant la phase finale contre la Chauve-souris géante. Cet aspect RNG-pur va diviser les puristes du deckbuilding, certains y verront du charme, d’autres de la frustration.

Avec plus de 100 reliques à découvrir, chaque run offre son lot de surprises. Parmi mes découvertes marquantes :
Notez cependant que certaines reliques se sentent “ternes” et rarement pickées. Le filtre “Favoris” aurait été le bienvenu pour éviter la saturation dans l’inventaire. Au final, le deckbuilding brille quand on parvient à trouver un fil conducteur, mais force l’expérimentation (et parfois la lassitude).
L’univers reste fidèle à l’esthétique Tim Burton : textures crayonnées, décors penchés, gargouilles désabusées et architecture gothique. Le passage à l’arène roguelite n’a pas entamé la cohérence artistique : chaque royaume a une patine unique, du marais lugubre au château pourpre.
Le doublage français est un vrai point fort : Aleksandra est campée par une voix tantôt espiègle, tantôt déterminée, et Fortune apporte la touche comique avec ses répliques sarcastiques. Quelques lignes tournent en boucle après plusieurs runs, mais globalement, la qualité est au rendez-vous.

Testé sur PlayStation 5, The Eternal Die tourne en 60 fps stables, même quand l’écran se couvre de particules. Les temps de chargement entre chaque run ne dépassent pas 6 secondes, ce qui encourage les retry immédiats.
Accédez à des stratégies exclusives, des astuces cachées et des analyses pro que nous ne partageons pas publiquement.
Guide stratégique ultime Jeux Vidéo + Astuces pro hebdomadaires
Lost in Random: The Eternal Die est un rogue-lite ambitieux qui parvient à conjuguer un univers gothique léché avec un deckbuilding original et des jets de dés qui font vibrer. Stormteller Games signe ici un titre à forte identité, parfois frustrant, mais toujours passionnant pour qui aime prendre des risques.
Si vous êtes :
En somme, The Eternal Die n’est pas parfait, mais son audace lui donne suffisamment de charme pour devenir l’une des curiosités indé de l’année. Sortez votre dé, préparez votre deck et tentez l’aventure : le royaume vous attend, avec ses surprises et ses (més)aventures.