
Le diagnostic est assez clair : si Marvel Tōkon: Fighting Souls continue de micro-saccader, de perdre des images ou de bloquer sur écran noir après une vérification des fichiers, une réparation des composants requis et un test sans overlays, le problème dépasse probablement votre installation. Les premiers retours Steam sont mitigés pour cette raison précise : le jeu de combat d’Arc System Works semble nettement plus stable sur PlayStation 5 que sur PC, où se cumulent performances erratiques, échecs de lancement, contraintes PSN et incompatibilités avec Linux et SteamOS.
Le mauvais réflexe consiste à passer une soirée entière à réinstaller Windows, modifier dix réglages graphiques et désactiver des fonctions au hasard. Pour un jeu de combat en ligne, le vrai test tient en peu d’étapes : vérifier la pile anti-cheat et les prérequis, éliminer les logiciels qui injectent un overlay, mesurer le comportement hors ligne puis en rollback, et conserver les preuves. Cela permet de distinguer un conflit local réparable d’un portage qui ne tient pas encore sa promesse.
| Symptôme | Test à effectuer | Ce que le résultat indique | Action raisonnable |
|---|---|---|---|
| Retour bureau ou échec au lancement | Vérification Steam, puis contrôle des prérequis dans les fichiers locaux | Un lancement rétabli après réparation pointe vers un runtime ou l’anti-cheat | Garder la configuration fonctionnelle et éviter toute modification de l’anti-cheat |
| Écran noir avec son encore présent | Mise à jour du pilote GPU, redémarrage, puis réinitialisation du pilote avec Win + Ctrl + Maj + B | Le jeu tourne potentiellement, mais la chaîne d’affichage échoue | Tester aussi les options plein écran et les optimisations plein écran de Windows |
| Micro-saccades en entraînement et en match local | Relever les frame-times, l’utilisation CPU par cœur et la charge GPU sans overlay | Le souci ne vient probablement pas du rollback ni de l’adversaire | Conserver une courte capture pour le support ou un remboursement |
| Lag ou rollback instable uniquement en ligne | Comparer plusieurs matchs, avec puis sans cross-play | Le réseau ou l’adversaire peut être impliqué, mais les chutes de performances PC aggravent la situation | Éviter de tirer une conclusion sur un seul match |
| Impossible de lancer le jeu sous SteamOS, Steam Deck ou Linux | Vérifier l’état de l’anti-cheat et l’absence de prise en charge annoncée | Il s’agit actuellement d’une limite de compatibilité, pas d’un simple réglage graphique | Ne pas compter sur une solution fiable à court terme avant une mise à jour officielle |
Commencez dans Steam par la vérification de l’intégrité des fichiers. Ouvrez ensuite les fichiers locaux du jeu depuis les propriétés Steam. Les rapports de lancement pointent vers des composants de prérequis, dont le runtime PlayStation PC SDK et les éléments liés à Easy Anti-Cheat. Un installateur nommé install_PSPC_SDK_runtime.exe peut être présent dans les dossiers du jeu : son exécution en administrateur constitue un test propre, à condition de relancer ensuite le jeu sans changer autre chose.
Easy Anti-Cheat mérite une précision importante. L’objectif n’est pas de le contourner, de le désactiver ou d’installer une solution bricolée : ce serait inutile pour jouer en ligne et cela compliquerait encore le diagnostic. Si son dossier semble incomplet ou corrompu, la méthode propre consiste à laisser Steam restaurer les fichiers après vérification. Si Marvel Tōkon atteint enfin l’écran-titre après cette séquence, le blocage venait vraisemblablement de la pile de lancement. S’il repart vers le bureau ou reste noir, notez-le : cette persistance est une donnée beaucoup plus utile qu’un énième réglage graphique.
Les jeux protégés par anti-cheat et les outils qui s’accrochent au rendu DirectX font rarement bon ménage lors d’un lancement fragile. Désactivez l’overlay Steam, puis fermez complètement MSI Afterburner, RivaTuner Statistics Server, l’overlay Discord, les logiciels de capture et les utilitaires RGB qui affichent des métriques en jeu. Un simple clic sur la croix ne suffit pas toujours : vérifiez la zone de notification de Windows et le Gestionnaire des tâches.

Ce test est particulièrement important pour les écrans noirs et les échecs juste après le lancement. Une surcouche qui intercepte l’affichage peut produire exactement ce genre de symptôme, même avec une carte graphique récente et des pilotes à jour.
Marvel Tōkon est un jeu de combat 4v4 où la régularité prime sur une belle moyenne de FPS. Une partie peut afficher un compteur global rassurant tout en subissant des pointes de frame-time qui cassent les transitions, les assistances et la lecture des situations. Les plaintes actuelles évoquent justement des micro-saccades, des chutes brutales d’images et des pics CPU concentrés sur un seul cœur logique.
Faites deux essais identiques : un passage en entraînement ou hors ligne, puis plusieurs matchs en ligne. Utilisez la même résolution et les mêmes réglages, sans Afterburner ni RivaTuner pendant le test initial. Une capture vidéo de 30 à 60 secondes reste utile, mais un relevé de frame-times et de charge CPU/GPU rend le problème bien plus lisible : cherchez les pics qui correspondent visiblement aux freezes, aux entrées retardées ou aux animations qui sautent.
Des saccades présentes hors ligne comme en ligne pèsent lourd dans le diagnostic : elles orientent vers le build PC, la compilation de shaders ou l’utilisation CPU du jeu, plutôt que vers le seul rollback. Arc System Works avait déjà annoncé travailler sur la baisse de l’usage CPU, les chutes de framerate et des compilations de shaders jugées inutiles. L’équipe indique aussi enquêter sur les problèmes de performances signalés depuis le lancement.
Le rollback masque les aléas du réseau en prédisant certaines actions, puis en corrigeant l’image si nécessaire. Il ne peut pas réparer un PC qui rate ses images de façon répétée. Lorsqu’un joueur PC subit des chutes de performances, la fluidité et la cohérence de la partie peuvent se dégrader chez son adversaire, y compris sur PlayStation 5 avec le cross-play actif.

Pour tester proprement, comparez plusieurs affrontements plutôt que de déclarer le netcode cassé après une seule rencontre. Un match propre contre un adversaire, puis deux matchs perturbés contre d’autres profils, ne permet pas de condamner le jeu. En revanche, des baisses reproductibles dans plusieurs parties, associées aux mêmes spikes de frame-time observés hors ligne, dessinent un tableau autrement plus crédible. Sur PS5, certains joueurs préfèrent déjà désactiver le cross-play afin d’éviter les adversaires PC affectés ; c’est un contournement temporaire, pas une réparation du portage.
Les joueurs Steam Deck, SteamOS et Linux rencontrent actuellement un obstacle plus frontal : l’anti-cheat peut empêcher le lancement du jeu. Les performances ne sont alors même pas le sujet, puisque le titre n’atteint pas son écran-titre. Les habituels changements de version Proton ou de couche de compatibilité ne constituent pas une garantie ici ; il faut attendre une prise en charge claire de la part des développeurs avant de considérer ces plateformes comme viables.
Le compte PlayStation Network obligatoire complique également l’accès dans les régions sans couverture PSN. Ce point ne se règle ni avec un pilote graphique ni avec une vérification de fichiers. Il faut le traiter comme une contrainte d’achat distincte, surtout pour un jeu dont l’intérêt dépend fortement de sa communauté en ligne.
Un dossier de support ou de remboursement solide tient en quatre éléments : la configuration du PC, les étapes déjà tentées, une capture courte du défaut et la distinction entre problème de lancement, écran noir, stutter local ou lag en ligne. Ajoutez la date du pilote graphique, la résolution utilisée, le mode d’affichage et la présence ou non du cross-play. Ce niveau de détail évite la réponse automatique « mettez vos pilotes à jour », tout en montrant que le défaut survit à une procédure de base parfaitement raisonnable.