MWIII Season 4 PC : shaders, latence souris et Secure Boot/TPM 2.0

MWIII Season 4 PC : shaders, latence souris et Secure Boot/TPM 2.0

Ethan Smith·23/08/2026·11 min de lecture
Le bon ordre de vérification évite de réinstaller Call of Duty HQ pour un cache shader bloqué, un pilote défaillant ou un BIOS configuré en Legacy.

Trois contrôles déterminent si Call of Duty démarre et reste jouable sur PC

Sur Call of Duty: Modern Warfare III, un écran de préchargement des shaders figé, une souris qui répond avec retard et un refus de Ricochet lié à Secure Boot peuvent produire la même impression : un client PC mal optimisé. Techniquement, ce sont trois pannes très différentes. Le cache graphique concerne la compilation des effets ; la latence d’entrée peut venir du moteur, de la charge GPU ou des pilotes ; TPM 2.0 et Secure Boot relèvent enfin de la chaîne de démarrage Windows et de l’UEFI.

Cette distinction compte particulièrement depuis que Call of Duty HQ réunit MWIII et Warzone, et que chaque grosse mise à jour peut reconstruire le cache, réinitialiser certains réglages et relancer les contrôles de sécurité. La Season 4 de MWIII a illustré cette friction côté client ; les retours de la bêta de Call of Duty: Modern Warfare 4 la prolongent avec des plaintes sur les performances, les entrées souris/clavier et la reconnaissance de TPM 2.0 ou Secure Boot.

Beenox, responsable de la version PC de Modern Warfare 4, annonce des réglages par défaut adaptés au matériel détecté, une meilleure réponse de la souris et un préchargement des shaders avant le lancement afin d’éviter les redémarrages observés ces dernières années. Sur le terrain, ces promesses se heurtent encore à des entrées retardées et à des machines pourtant conformes que le jeu ne reconnaît pas correctement. La première mise à jour de bêta, préparée pour le lendemain, doit inclure le réglage de l’audio des pas, l’activation du vote des cartes, des ajustements d’armes et des correctifs. Elle ne garantit pas, à elle seule, la disparition de chaque problème de performances ou d’input lag.

Tableau de diagnostic : identifier le bon blocage avant de toucher aux fichiers

SymptômeCause la plus probableTest immédiatAction à privilégier
Barre de shaders figée à 0 % ou à un faible pourcentageCache shader corrompu après un patch ou routine de compilation bloquéeEntrer dans le champ de tir, puis revenir au menuRelancer le préchargement depuis les options graphiques
Micro-saccades à l’arrivée sur une carte, fumée ou effets lumineuxShaders incomplets ou recompilation en arrière-planVérifier l’état de préchargement avant de lancer une partie classéeLaisser la compilation finir ; purger le cache si elle reste bloquée
Viseur, déplacements ou touches clavier en retardPilote GPU, pilote souris, réglage d’entrée ou saturation de renduComparer la sensation dans un autre jeu et dans le champ de tirRéinstaller les pilotes et tester les réglages d’entrée un par un
Refus de lancement Ricochet malgré TPM et Secure BootUEFI/Legacy, disque MBR, état Secure Boot ou version Windows non conformeContrôler TPM.msc et les informations système WindowsVérifier UEFI, GPT et Secure Boot avant toute modification du BIOS

Shaders bloqués : utiliser d’abord les outils du jeu

Le préchargement des shaders construit un cache adapté au GPU et aux pilotes installés. Son rôle est simple : préparer les effets de lumière, de post-traitement, de fumée et certains éléments de carte avant le match. Lorsqu’il échoue, le moteur peut compiler une partie de ces éléments au mauvais moment. Le résultat se traduit souvent par des à-coups au chargement d’une zone ou lors d’un effet visuel dense, même si le compteur de FPS moyen reste flatteur.

Dans MWIII et Warzone, la première action se trouve dans Paramètres → Graphiques → Affichage, en bas de la page : « Restart Shaders Preloading ». Cette commande supprime le cache existant et relance la compilation. Elle rallonge temporairement les chargements, ce qui est normal. Elle évite surtout le réflexe inutile de redémarrer Windows ou de réinstaller 100 Go de jeu pour un dossier de cache défaillant.

  • Barre immobile depuis plusieurs minutes : ouvrir le multijoueur, entrer dans le Gun Range, puis quitter. Cette bascule peut relancer la routine de compilation.
  • Progression qui refuse de bouger : lancer une recherche de partie multijoueur, attendre quelques secondes puis annuler. Des joueurs ont constaté des gains de 1 à 2 % par cycle. C’est un contournement pénible, utile uniquement pour confirmer que le processus avance encore.
  • Échec persistant après un gros patch : utiliser le bouton de relance dans les options. Si le cache reste figé, fermer le jeu, ouvrir les fichiers locaux depuis Steam ou Battle.net et supprimer uniquement le dossier Cod 23 Shader cache ou shadecache associé à l’installation.

La purge manuelle force une reconstruction au prochain lancement et ne demande pas de redémarrer le PC. Elle doit rester ciblée : supprimer des fichiers au hasard dans le répertoire de Call of Duty HQ est la manière la plus rapide de transformer un cache corrompu en vérification complète des fichiers. Si la compilation se bloque après une mise à jour précise, il est également utile de conserver la date et la version du patch : le problème peut réapparaître après la prochaine saison, même avec un cache propre.

Screenshot from Call of Duty: Modern Warfare III - Season 4
Screenshot from Call of Duty: Modern Warfare III – Season 4

Latence souris et clavier : séparer le délai de rendu du délai d’entrée

Une souris lourde dans Call of Duty ne prouve pas automatiquement que le signal USB arrive en retard. Une file de rendu trop longue, un GPU bloqué à 99 %, un frame time instable ou un pilote graphique installé par-dessus plusieurs versions peuvent tous ajouter une sensation de retard entre le mouvement et l’image affichée. Le test utile consiste à faire des balayages rapides en visée dans le champ de tir, puis à vérifier si la même souris paraît normale dans un autre jeu.

Si le problème est limité à MWIII ou à la bêta de Modern Warfare 4, les paramètres du jeu deviennent le premier levier. Le raw mouse input mérite un test dans ses deux états : certains systèmes gagnent en réactivité en le désactivant, d’autres conservent une meilleure cohérence lorsqu’il reste activé. Il faut modifier un seul réglage, jouer quelques minutes dans le même scénario, puis conserver la valeur qui stabilise le mieux la visée. Changer simultanément le DPI, la sensibilité, le filtrage et les pilotes ne donne aucune information exploitable.

Le paramètre render worker count, accessible dans le fichier de configuration plutôt que dans l’interface, peut aussi modifier la charge CPU et la régularité des images. Les valeurs empiriques les plus utilisées sont 8, la moitié des cœurs du processeur ou leur totalité. Aucune valeur universelle n’est validée pour MWIII : un Ryzen 7 à 8 cœurs, un Core i5 hybride et un processeur à 16 cœurs ne réagissent pas de la même manière. Ce réglage doit rester une expérimentation contrôlée, avec une copie du fichier de configuration avant modification.

Le mouse filtering réglé sur 2 a amélioré la sensation de délai dans certains cas, alors qu’un DPI très élevé peut accentuer le retard perçu. Une base de 800 à 1 600 DPI avec une sensibilité en jeu ajustée proprement constitue un test plus stable qu’un passage direct à 3 200 ou 6 400 DPI. Ce réglage ne corrige pas une file de rendu saturée, mais il peut éliminer une couche de comportement incohérent dans la lecture du périphérique.

Le point le plus concret reste le pilote graphique. Un cas de latence sévère sur MWIII avec clavier et souris a disparu après une désinstallation propre du pilote GPU avec DDU, suivie d’une réinstallation. C’est une procédure à réserver à un problème qui persiste après les tests de réglages, car elle demande d’installer à nouveau le pilote et de rétablir ses profils graphiques. Le pilote de la souris mérite aussi une réinstallation depuis le fabricant, surtout lorsqu’un logiciel de macros, d’accélération ou de remappage s’intercale entre Windows et le jeu.

Contrôleur ou clavier/souris : le problème distinct de l’aide à la visée

Les plaintes sur une aide à la visée jugée trop favorable aux contrôleurs ne doivent pas être mélangées à la latence souris. L’une concerne l’équilibre entre méthodes d’entrée ; l’autre concerne le temps de réponse entre le mouvement physique et son affichage. Une souris parfaitement réactive ne résout pas un désaccord sur l’intensité de l’assistance au viseur, tandis qu’un réglage de l’aide à la visée ne répare ni un pilote GPU instable ni une compilation de shaders inachevée.

Screenshot from Call of Duty: Modern Warfare III - Season 4
Screenshot from Call of Duty: Modern Warfare III – Season 4

Le score Steam de la bêta de Modern Warfare 4, fixé à 53 % d’avis positifs au moment considéré, montre que cette séparation a une importance pratique : une partie des retours vise la stabilité et les entrées, une autre l’équilibre compétitif. Beenox peut améliorer la fidélité PC, les paramètres par défaut et le comportement de la souris ; l’arbitrage de l’aide à la visée relève d’une décision d’équilibrage distincte.

TPM 2.0 et Secure Boot : vérifier avant d’ouvrir le BIOS

Depuis l’évolution de Ricochet en août 2025, Call of Duty demande TPM 2.0 et Secure Boot sous Windows 10 et Windows 11. Windows 10 doit être en version 22H2 ou ultérieure ; Windows 11 est pris en charge à condition que les fonctions matérielles requises soient actives. Le contrôle est binaire : si l’environnement de démarrage n’est pas conforme, le jeu peut refuser le lancement ou l’accès multijoueur.

Un PC sous Windows 11 acheté déjà assemblé dispose souvent de TPM 2.0 et Secure Boot, puisque ces fonctions font partie des exigences de l’OS. Cela ne garantit pas l’état actuel de la machine. Une remise à zéro du BIOS, l’activation de CSM, un ancien disque système au format MBR ou une installation Windows migrée depuis un PC plus ancien peuvent casser cette conformité sans que Windows paraisse anormal au quotidien.

  • TPM 2.0 : lancer tpm.msc depuis Windows et vérifier que le module est prêt à l’emploi, avec une version de spécification 2.0.
  • Secure Boot : ouvrir Informations système et relever la ligne « État du démarrage sécurisé ». Elle doit indiquer qu’il est activé.
  • Mode de démarrage : contrôler que le BIOS utilise UEFI, sans mode Legacy ni CSM. Secure Boot ne fonctionne pas correctement avec une installation Legacy.
  • Disque système : vérifier dans la gestion des disques que le support de démarrage est au format GPT, non MBR.

Si TPM 2.0 est reconnu mais que Secure Boot est désactivé, l’action se fait dans l’UEFI, généralement sous Boot ou Secure Boot. Selon les constructeurs, le réglage peut s’appeler « Enabled », « Windows UEFI Mode » ou « Standard ». La modification impose un redémarrage, contrairement aux corrections de shaders. Après sauvegarde des paramètres, Windows doit redémarrer normalement avant de relancer le jeu.

Le cas délicat est un PC installé en Legacy sur un disque MBR. Basculer directement le BIOS en UEFI peut empêcher Windows de démarrer. La conversion MBR vers GPT via mbr2gpt ou une réinstallation propre peut être nécessaire avant d’activer Secure Boot. Cette opération doit commencer par une sauvegarde complète des fichiers importants. Un avertissement anti-triche ne justifie pas de modifier au hasard les options de démarrage d’une machine de travail ou d’un PC contenant plusieurs systèmes.

Forces et limites du plan de correction

Ordre de vérification après une mise à jour de saison

  1. Lancer Call of Duty HQ et contrôler le pourcentage de préchargement des shaders.
  2. Utiliser « Restart Shaders Preloading » ; ne supprimer shadecache qu’en cas de blocage persistant.
  3. Tester la souris dans le champ de tir avec les mêmes DPI et fréquence d’interrogation qu’habituellement.
  4. Réinstaller le pilote de la souris, puis le pilote GPU si la latence reste propre à Call of Duty.
  5. Tester raw mouse input, mouse filtering et render worker count séparément, en restaurant chaque valeur non concluante.
  6. Ouvrir TPM.msc et Informations système pour valider TPM 2.0 et Secure Boot.
  7. Ne modifier l’UEFI qu’après avoir confirmé que le disque système est en GPT et que Windows démarre déjà en mode UEFI.

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Ethan Smith
Publié le 23/08/2026