
Après avoir passé un an à essayer de réunir physiquement les 1 025 Pokémon dans des classeurs, je peux dire une chose : ce projet n’a rien d’anodin. J’ai commencé le jour de Pokémon Day, en me fixant un objectif un peu fou : avoir au moins une carte officielle pour chaque espèce, bien rangée dans un énorme Pokédex de papier. Ce qui m’a vraiment sauvé, ce n’est pas la chance dans les boosters, mais la discipline, l’organisation et quelques règles très strictes.
Dans ce guide, je vous montre comment j’ai monté deux classeurs Vault X 12 XL pour accueillir tout le Pokédex, comment j’ai limité les dépenses et le bazar avec des règles d’ouverture de boosters, et comment je suis resté motivé sans transformer ça en gouffre financier.
J’ai essayé pas mal de solutions au fil des années pour ranger mes cartes (Pokémon et autres TCG), mais pour ce projet Pokédex, je voulais quelque chose de vraiment durable. Voici la configuration qui a le mieux fonctionné pour moi, en restant raisonnable côté budget.
Le gros investissement, ce sont les classeurs. J’ai choisi deux classeurs Vault X 12 XL à poches chargées par le côté. Chaque classeur peut contenir 624 cartes, donc deux classeurs donnent 1 248 emplacements. C’est largement suffisant pour les 1 025 Pokémon, avec de la marge à la fin pour quelques doublons importants ou variantes que j’aime bien.
Pourquoi ce modèle plutôt qu’un classeur 9 poches classique ?
J’ai déjà utilisé d’autres marques, mais sur un projet à cette échelle, la sensation de solidité de Vault X m’a vraiment rassuré.
Comme ces cartes de Pokédex ne sortent quasiment jamais de leurs poches, je n’ai pas cherché du haut de gamme. J’ai utilisé des pochettes « penny sleeves » Ultra Pro que j’avais en stock après avoir allégé ma collection de Magic. Pour un projet purement collection, elles font très bien le travail.
En revanche, pour les cartes que je joue en deck, je reste fidèle aux pochettes Dragon Shield, bien plus épaisses et résistantes. Mon conseil :
Le gros déclic esthétique, ça a été de colorer les Pokémon par type grâce aux pochettes. Par exemple :
C’est plus cher, parce qu’il faut un bon paquet de pochettes de chaque couleur (comptez au moins 100 par couleur pour être à l’aise). Mais tourner les pages et voir les types se succéder avec des couleurs cohérentes est incroyablement satisfaisant.
Si vous voulez rester vraiment budget, commencez avec des pochettes transparentes, et gardez l’idée du color-coding pour plus tard.

À partir du moment où vous commencez à ouvrir des boosters, les doublons s’accumulent vite. Pour ne pas me noyer dans le bazar, j’utilise :
La vraie différence entre ce projet et mes vieilles phases de collection compulsive, ce sont les règles que je me suis imposées. Sans ça, j’aurais fini à acheter des singles à tout-va et des displays entiers « pour aller plus vite ».
J’ai décidé que tant que mon Pokédex ne serait pas au moins rempli à 75 %, je ne pourrais pas acheter de cartes à l’unité. Uniquement des boosters. Ça paraît dur, mais ça change tout :
Autre règle qui m’a sauvé le portefeuille : pas de display, pas de gros craquage. Je ne prends que des boosters à l’unité, ou parfois un petit bundle, quand je tombe dessus à bon prix. Typiquement :
Résultat : le projet avance lentement mais sûrement, je n’ai pas l’impression de jeter l’argent par les fenêtres, et chaque nouvelle page remplie du classeur est un vrai petit événement.
La plus grosse erreur que j’ai faite au début a été de glisser les cartes « au feeling » dans le classeur, puis de devoir tout reclasser quand j’ai décidé de suivre l’ordre du Pokédex national. Ne faites pas ça. Prenez le temps de préparer la structure avant d’insérer la moindre carte.
Pour un Pokédex complet, l’ordre le plus logique reste l’ordre du Pokédex national, de #001 à #1025. Avec deux Vault X 12 XL, j’ai fait simplement :

Je me suis basé sur une liste complète des Pokémon et j’ai compté les emplacements page par page. C’est un peu fastidieux, mais on ne le fait qu’une fois.
C’est là que les Sharpies deviennent vos meilleurs amis. Avant d’ajouter la moindre carte, j’ai noté pour chaque emplacement :
Je l’ai fait sur de petites bandes de papier glissées dans les poches. Ça a deux avantages énormes :
Préparez-vous à avoir des crampes à la main et à y passer une ou deux soirées, mais ça vous évitera des heures de reclassement plus tard.
Autre breakthrough dans ce projet : arrêter de cibler uniquement les toutes dernières extensions. Les nouvelles séries sont attirantes, mais aussi plus chères et vite saturées en doublons si vous ouvrez trop de paquets d’un même set.
Pour limiter la casse, j’alterne les sets :
En variant, j’ai l’impression de « voyager » dans différentes générations et j’évite de remplir mes boîtes avec les mêmes 30 communes encore et encore.
À chaque session d’ouverture, je fais toujours la même chose :
Le fait de tout classer à chaud m’évite les piles de cartes qui traînent, et je garde en permanence une vue claire de l’avancement du Pokédex.
Accédez à des stratégies exclusives, des astuces cachées et des analyses pro que nous ne partageons pas publiquement.
Guide stratégique ultime Guide de jeux + Astuces pro hebdomadaires
Au début je pensais que le classeur suffirait pour suivre ma progression. Erreur. Au bout de quelques mois, je ne savais plus exactement quels Pokémon il me manquait, ni dans quelles séries je pouvais les trouver facilement.

La solution a été de tenir un suivi numérique en parallèle :
Numéro, Nom, Type, Possédé ?, Version.C’est particulièrement utile quand on approche du fameux seuil des 75 % et qu’on commence à réfléchir aux singles à acheter. En quelques clics, on voit précisément ce qui manque sans avoir à feuilleter les deux classeurs à la recherche de trous.
Une fois que le classeur commence à être bien rempli et que le suivi numérique indique que le Pokédex est proche des 75 %, j’entre dans la « phase 2 » : les singles.
Ce qui compte pour le Pokédex, c’est d’avoir un exemplaire de chaque Pokémon. Les versions premium, c’est la cerise sur le gâteau, pas le prérequis. Cette mentalité m’a évité de transformer ce projet en grande chasse aux cartes les plus spéculatives.
En un an de collecte Pokédex, j’ai commis assez d’erreurs pour vous en éviter quelques-unes.
Pour aller plus loin, j’ai aussi réservé quelques pages en fin de second classeur pour les variantes que j’adore (illustrations alternatives de mes Pokémon préférés, versions holo spéciales, etc.). Le Pokédex de base est prioritaire, mais ça laisse de la place à un peu de personnalisation.
Avec les 30 ans de Pokémon qui approchent, c’est un moment parfait pour lancer un projet de ce genre. Monter un Pokédex complet en cartes, ce n’est pas juste « avoir plein de cartes », c’est un vrai marathon d’organisation, de patience et de petites victoires à chaque nouvelle page complétée.
Avec deux bons classeurs, des pochettes pas chères, quelques boîtes, un peu d’encre de Sharpie et surtout des règles claires sur les boosters et les singles, le projet reste fun et maîtrisé. Au bout de quelques mois, feuilleter son propre Pokédex physique donne une sensation que même les applis les plus complètes n’arrivent pas à reproduire.
En prenant le temps de bien structurer votre classeur, de varier les sets ouverts et de suivre sérieusement votre progression, remplir les 1 025 emplacements devient un objectif réaliste, étape par étape, plutôt qu’un rêve hors de portée.