
Sony confirme officiellement le développement de la PS6, sans date précise. Cloud optionnel, rétrocompatibilité, perf’ maison… On fait le point sur tout ce qu’on sait.
Quand on a appris que la PS6 existait déjà dans les labos de Sony, notre première réaction a été aussi épidermique qu’excitée : “Sérieux ? On n’a même pas terminé d’explorer toutes les subtilités de la PS5 et son catalogue d’exclu, et voilà déjà que Nishino tease la gen suivante.” Pourtant, derrière l’emballement, il faut mesurer les mots. Hideaki Nishino, grand manitou de PlayStation, a bien assuré lors d’une réunion interne que la PS6 était conçue, sans pour autant s’engager sur une date de lancement. En clair : la gen 6 est lancée sur les slides PowerPoint, mais elle n’atterrira pas dans nos salons demain matin.
Pas de panique donc. Sony respecte son cycle historique : environ sept à huit ans d’écart entre chaque itération majeure. Après la PS4 en 2013 et la PS5 en 2020, on table sur une fenêtre aux alentours de 2028. En somme, on a encore le temps de profiter des mises à jour, des exclus et des raffinements logiciels de la PS5.
À l’heure où certains concurrents fantasment sur le 100 % cloud, Sony fait preuve de pragmatisme : la PS6 restera une vraie machine de salon. Le cloud gaming sera proposé en option, mais ne constituera jamais le cœur du système. Traduction : si votre fournisseur d’accès vous sert une connexion capricieuse en dehors des grandes villes, vous pourrez toujours compter sur votre machine locale pour faire tourner Horizon, God of War ou n’importe quel AAA en pleine gloire.
C’est un message fort qui rassure ceux d’entre nous qui ont déjà expérimenté des sessions dégueulasses quand la fibre tardait à arriver. Pas de DRM réseau poker : la PS6 ne sera pas réduite à une clé HDMI branchée sur des serveurs lointains. L’essentiel du calcul restera sur la puce installée chez vous.
En alignant les constellations des générations précédentes, on obtient un schéma assez stable : PS2 (2000) → PS3 (2006) → PS4 (2013) → PS5 (2020). On tourne autour des sept ans de cycle. C’est donc en toute logique que la PS6 pointera le bout de son boîtier vers 2028 ou 2029. D’ici là, attendez-vous à voir émerger une PS5 Pro pour relancer la machine marketing et palier aux envies d’upgrade des plus impatients.

Le développement hardware prend du temps : validation des performances, choix des composants, optimisation de la consommation, test de fiabilité… Si l’ambition est de proposer un bond significatif en puissance, il faut laisser le temps à l’innovation de faire mûrir ses idées.
Pour l’instant, l’équipe de communication de Sony reste sur la retenue : CPU, GPU, RAM, stockage… tout est pour le moment étiqueté TBA. Un choix malin pour éviter de dégainer des chiffres bruts hors contexte et susciter un nouveau débat de nerds basé sur des teraflops abscons. Ce dont on peut être quasiment sûrs :
Reste à voir si Sony choisira un design ventilé discret ou un monstre de ventilation à faire pâlir un avion de chasse. Gageons qu’ils viseront l’équilibre entre silence de fonctionnement et maîtrise de la température.
Au-delà de la puissance brute, on souhaite surtout voir :
En somme, on veut une machine qui nous plonge dans le jeu sans nous réclamer d’être ingénieur réseau ou technicien de surface. Le gamer ne pardonne pas les frustrations techniques, surtout en pleine session épique.
Le principal écueil serait de sortir une PS6 pléthorique en termes de features mais hors de portée financière. Un tarif supérieur à 600 € pourrait rebuter plus d’un joueur, surtout si la PS5 continue de proposer un rapport prix/performance excellent. Autre point noir à éviter : l’implantation de DRM réseau trop invasifs ou d’un système d’obligation de connexion. Rappelez-vous l’accueil glacial réservé à la Xbox One qui, à l’origine, voulait vous forcer à garder la console toujours connectée.

Pour la majeure partie des joueurs, la PS5 remplira son rôle encore de longues années. Ceux qui exploitent déjà la 4K, la VR ou qui recherchent les plus hauts niveaux de performance pourront envisager la PS6 dès son lancement. Les amateurs de découvertes technologiques purs et durs seront les premiers servis, tandis que le joueur occasionnel pourra attendre les retours terrain et une éventuelle version “Slim” ou “Lite”.
Si votre objective est de posséder la console la plus musclée dès day one, vous êtes les cibles idéales. Pour les autres, laissez les early adopters essuyer les plâtres et surveillez les bundles, promotions et packs PS5 Pro avant de craquer pour la gen 6.
La PS6 se profile comme une étape logique du cycle PlayStation, mariant puissance locale et surcouche cloud optionnelle. Sony conserve sa stratégie prudente, loin des expérimentations 100 % streaming. Si la roadmap confirme une arrivée vers 2028 et des specs alléchantes, l’essentiel sera de rester fidèle à l’ADN de la marque : du hardware solide, du plaisir de jeu immédiat et pas de contraintes réseau injustifiées.
En attendant les annonces officielles plus précises, gardez un œil sur les prochains événements Sony, leurs rapports financiers et les salons tech. La PS6 s’annonce déjà comme la prochaine grande aventure PlayStation, à condition qu’elle sache conserver les bonnes idées de ses aînées sans céder aux sirènes d’un cloud trop exclusif.
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