
Une association de consommateurs néerlandaise, Stichting Massaschade & Consument, accuse Sony d’« abus de position dominante » sur les tarifs des jeux numériques. Alors même que les coûts logistiques et de fabrication disparaissent en dématérialisé, le prix moyen d’un titre PS5 sur le PlayStation Store resterait supérieur de 47 % à celui du format physique. Les plaignants réclament 435 millions d’euros de compensation pour plus de 20 000 joueurs.
Le recours collectif lancé en février cible directement l’écosystème fermé de Sony. Voici les points clés :
Théoriquement, la distribution numérique élimine frais d’impression, transport et stockage. En pratique, plusieurs postes pèsent encore sur le prix :

Malgré ces coûts, l’absence de concurrence sur console (pas d’autres boutiques officielles) laisse peu d’incitation à baisser les tarifs. La PS5 Digital Edition accentue cette situation en enfermant les joueurs dans un seul écosystème où la revente ou le prêt sont impossibles.
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Si Sony est condamné ou préfère négocier, cela pourrait ouvrir plusieurs pistes :
Cependant, Sony peut aussi retarder la procédure, proposer un compromis financier ou ajuster ses promotions sans modifier structurellement ses tarifs.

Cette class action marque un tournant potentiel pour le marché du jeu vidéo dématérialisé en Europe. En mettant en cause le modèle économique du PS Store, elle pose la question de l’équilibre entre profits des plateformes et pouvoir d’achat des consommateurs. À suivre de près : l’issue du procès pourrait servir de signal fort pour l’avenir du gaming numérique.