Test Mchose L7 Pro+ : une souris gaming sans fil 43 g, capteur PAW3395 et soft monstrueux pour 60 $

Test Mchose L7 Pro+ : une souris gaming sans fil 43 g, capteur PAW3395 et soft monstrueux pour 60 $

Mchose L7 Pro+ sur mon bureau : de la méfiance au respect en quelques parties

Je dois l’avouer, la Mchose L7 Pro+ n’était pas du tout sur mon radar. Entre les Logitech à 180 $ et les Pulsar bodybuildées, les petites marques qui copient les formes populaires, je les regardais de loin. Puis j’ai vu cette fiche technique : 43 g, capteur PixArt PAW3395, sans fil 2,4 GHz, Bluetooth, PTFE, jusqu’à 8 kHz, tout ça à 60 $. Là, j’ai sorti le tapis, débranché ma souris habituelle et décidé de vivre avec cette L7 Pro+ pendant une bonne dizaine de jours, en full jeu + bureautique.

Dans cette période je l’ai traînée partout : sessions de Valorant et Counter‑Strike, grind sur des roguelites, montage texte et navigation web. Et très vite, un truc s’est imposé : ce n’est pas un gadget pas cher, c’est une vraie souris compétitive qui vient chatouiller des modèles trois fois plus onéreux. Avec quelques concessions bien ciblées, certes, mais qui passent étonnamment bien pour le tarif.

Design, grip et ergonomie : une bosse très marquée qui aime la griffe

La L7 Pro+ reprend clairement l’ADN de certaines formes bien connues du monde compétitif, du côté des souris symétriques à bosse arrière façon Pulsar X2. La version Plus que j’ai utilisée vise les mains moyennes à grandes : longueur et hauteur suffisantes, mais un avant assez étroit. Sur la balance, j’ai relevé les 43 g annoncés, ce qui est franchement déroutant les premières minutes. On a presque l’impression de déplacer un skin 3D sans modèle physique dessous.

Mon grip naturel est un hybride palm‑claw un peu flemmard : la paume repose à moitié, les doigts se redressent quand ça s’énerve. Sur cette souris, la grosse bosse vers l’arrière se fait sentir en permanence. Elle n’est pas douloureuse, mais elle rappelle tout le temps qu’elle est là, surtout quand la main se détend. Sur une Pulsar X2 CrazyLight Medium que j’ai eue récemment en main, la courbe est un peu plus douce, le dos plus étalé. Ici, la courbure est plus marquée et l’avant se pince davantage.

Résultat : en griffe pure ou en claw fingertip, c’est très naturel. En palm grip complet, beaucoup moins. On peut s’y faire en hybride, mais les adeptes de gros coussin rond façon souris ergonomique classique risquent de tiquer. En revanche, la relative étroitesse à l’avant permet une bonne variété de prises en main dès que les doigts se crispent un peu, ce qui convient très bien à une utilisation compétitive.

Fiche technique : du haut de gamme déguisé en budget

Sur le papier, la Mchose L7 Pro+ ne joue pas dans la cour des périphériques à 60 $, mais bien dans celle des cadors actuels.

  • Poids : 43 g mesurés
  • Capteur : PixArt PAW3395
  • DPI max : 26 000
  • Accélération max : 50 G
  • Vitesse max : 650 IPS
  • Polling rate : jusqu’à 8 000 Hz
  • Connectivité : USB‑C filaire, 2,4 GHz, Bluetooth
  • Boutons : 5, plus un bouton de DPI sous la souris
  • Pieds : 100 % PTFE
  • RGB : aucun
  • Prix : 60 $

Le PAW3395 a été le fer de lance de PixArt pendant un bon moment, avant l’arrivée du PAW3950 que l’on voit sur des modèles plus récents comme certaines souris Be Quiet. Sur le papier, le 3950 peut monter un peu plus haut en DPI, accélération et vitesse, avec parfois une distance de décollage plus basse. En pratique, sur écran 1080p ou 1440p et même en 4K, le 3395 reste largement à la hauteur pour du jeu compétitif très exigeant.

Ce qui m’a surpris, c’est de voir cette puce associée à un polling configurable jusqu’à 8 kHz dans une souris à ce prix. Beaucoup de concurrentes budget s’arrêtent à 1 ou 2 kHz. Ici, on peut pousser plus haut si l’on veut des entrées encore plus fréquentes, au prix d’une autonomie qui fond plus vite et d’une charge CPU légèrement plus élevée. En 2,4 GHz, les métriques de suivi dans les logiciels de test montrent une très légère différence par rapport au filaire, mais en jeu, je n’ai jamais ressenti le moindre accroc sur le tracking.

En jeu : la sensation d’un curseur décroché de la gravité

Les premières heures sur un FPS rapide sont un peu déstabilisantes. Passer d’une souris de 55 ou 60 g à 43 g change vraiment la façon dont la main gère le micro‑contrôle. Sur mon tapis en tissu orienté vitesse, la combinaison poids plume et pieds PTFE donne une glisse très libre, presque trop au début. Les flicks deviennent ridiculement faciles à déclencher, mais il faut réapprendre à freiner proprement pour caler un headshot.

Après deux ou trois sessions, le cerveau se recale. Les micro‑ajustements pour compenser le recul ou suivre une cible en strafe deviennent plus naturels, et on profite enfin de ce poids ridicule. Sur un tapis en verre, la glisse est encore plus folle, au point que j’ai préféré revenir au tissu pour préserver un peu de contrôle et éviter d’user les patins trop vite.

En tracking pur, que ce soit sur un arène shooter ou un battle royale, le PAW3395 se comporte vraiment comme sur des modèles bien plus chers. Aucun jitter visible, pas de sensation de smoothing agressif, pas de décrochage sur des mouvements brusques. La seule chose qui me ramenait à la réalité, ce n’était pas le capteur, mais la forme et les clics.

Clics, molette et finition : solide, mais pas irréprochable

Côté switches, Mchose utilise des optiques Omron ou Kailh Black Green Dot selon les versions. La bonne nouvelle, c’est que le clic ne sonne pas creux et n’a rien de cheap. Le problème, c’est la force de relâchement. Il faut un peu plus d’effort pour laisser remonter le clic que sur une Logitech G Pro X2 ou même sur la Pulsar X2 que j’ai en tête. Sur des sessions longues, surtout si l’on spamme beaucoup le clic gauche pour tirer, cela fatigue légèrement plus l’index.

Après quelques jours, le corps s’habitue et cela devient moins gênant, mais je continue à préférer des clics plus légers et plus explosifs pour de la compétition pure. Pour du jeu plus posé ou du travail, ce n’est quasiment plus un sujet. Par contre, pour les clickers frénétiques ou certains FPS très nerveux, cette raideur se rappelle souvent à l’ordre.

La molette est correcte, avec des crans bien marqués et un clic central net. Rien de révolutionnaire, mais rien d’agaçant non plus. Les boutons latéraux sont bien positionnés, faciles à atteindre sans déformer complètement la prise en main, avec une course courte. Niveau châssis, j’ai remarqué un très léger craquement si je serre vraiment la coque sur les côtés, un truc que personne ne fait en usage normal. En utilisation standard, la souris donne une impression étonnamment premium pour 60 $, surtout quand on pense aux coques qui grincent de certaines concurrentes d’entrée de gamme.

Autonomie et dongle : la facture de la légèreté

Pour tenir les 43 g, il fallait bien rogner quelque part. La batterie est l’endroit logique. Mchose annonce un peu plus de 70 heures autour de 1 kHz. Dans mon cas, avec une utilisation mixte bureautique et jeu à 1 kHz en semaine, puis quelques soirées à 2 kHz pour le tryhard, j’ai tenu environ une semaine avant de devoir recharger. En montant plus souvent à 2, 4 ou 8 kHz, on voit l’autonomie chuter de manière sensible.

On est clairement en dessous des gros monstres d’endurance du marché, notamment certaines Keychron ou Be Quiet qui dépassent les 100 heures sans forcer, mais pour une souris ultralégère comme celle‑ci, le compromis me paraît raisonnable. Surtout que le câble de charge USB‑C est correct et que la souris reste très utilisable en filaire le temps de refaire le plein.

Un détail que j’ai beaucoup apprécié : la LED sur le dongle qui vire progressivement vers le rouge quand la batterie s’épuise. C’est bien plus visible qu’un minuscule voyant sur la coque. En revanche, dans le logiciel, le niveau de batterie ne s’affiche que par paliers de 10 %. Pas dramatique, mais un peu frustrant quand on aime surveiller précisément son matos avant une compétition.

Logiciel Mchose : la vraie surprise de ce test

Là où je m’attendais à un logiciel basique, Mchose a sorti un truc étonnamment complet. On peut soit passer par une interface web, soit installer un logiciel local. Ceux qui détestent ajouter un énième launcher à Windows peuvent donc garder tout ça dans le navigateur, tandis que les plus prudents préfèreront le client hors ligne.

Les menus sont clairs : mapping des boutons, gestion des profils, réglage du DPI par paliers, enregistrement de macros, tout y est. Là où j’ai vraiment levé un sourcil, c’est en ouvrant l’onglet Performance. On peut y ajuster le polling rate, bien sûr, mais aussi la distance de décollage, le debounce time, le tilt du capteur, et même un mystérieux trio de modes : Performance, Gaming, Extreme.

En creusant, il s’agit en fait de presets qui changent la fréquence de scan du capteur, autrement dit le nombre d’images que le capteur traite par seconde. C’est typiquement le genre de paramètre qui est figé sur la plupart des souris, même très haut de gamme. Ici, on peut jouer avec. Honnêtement, en usage normal, la différence entre les trois profils reste subtile, voire imperceptible, mais le simple fait d’avoir accès à ce genre de réglage sur une souris à 60 $ montre que la marque vise clairement les joueurs qui aiment tuner leur matos au millimètre.

Le seul vrai reproche, c’est que le logiciel n’explique presque rien. On se retrouve à deviner ce que changent ces options, ou à chercher des infos externes. Avec un peu plus de pédagogie dans l’interface, ce serait l’un des meilleurs softs de souris que j’ai utilisés récemment, toutes gammes confondues.

Face à la concurrence : clones, mais loin d’être des jouets

Dans cette gamme de prix, la L7 Pro+ se cogne à des modèles comme la Keychron M3 Mini ou certaines souris Be Quiet. La Keychron est très forte sur l’autonomie et propose elle aussi un capteur costaud et un polling très élevé, mais sa construction souffre de soucis de clic gauche un peu douteux et de flex sur les flancs. La Dark Perk de Be Quiet mise sur un PAW3950, une excellente glisse et une autonomie plus confortable, mais elle est plus lourde et plus chère.

Quand on remonte dans les gammes de prix, la comparaison avec des modèles comme la Logitech G Pro X2 Superstrike ou la Pulsar X2 CrazyLight Medium devient intéressante. Ces souris conservent l’avantage en matière de finition globale, de qualité de clics et parfois de forme plus universelle, mais sur le pur terrain capteur plus poids plus réactivité sans fil, la Mchose L7 Pro+ tient très bien la distance. Surtout quand on se rappelle qu’elle coûte trois fois moins cher qu’une G Pro X2 haut de gamme.

En clair, la L7 Pro+ donne accès à un niveau de performances qu’il fallait payer bien plus cher il y a encore peu de temps. On n’a pas l’impression d’utiliser une souris de secours parce que le budget est serré, mais un outil sérieux avec des choix assumés pour contenir le tarif.

Pour quel type de joueur la Mchose L7 Pro+ fait sens

Après cette période de test, le profil qui ressort est assez clair. La Mchose L7 Pro+ convient parfaitement aux joueurs compétitifs qui aiment les souris légères à très légères, qui utilisent un grip en griffe ou un hybride et qui ne veulent pas sacrifier la qualité du capteur ni la personnalisation logicielle sous prétexte de rester sous les 70 $.

Les puristes du palm grip, surtout avec de grandes mains, risquent de moins apprécier la bosse prononcée et l’arrière assez présent dans la paume. Ceux qui sont très sensibles au confort de clic ou qui ont déjà souffert de fatigues articulaires préfèreront peut‑être des modèles à clics plus souples. Les marathoniens de l’autonomie qui détestent brancher leur souris une fois par semaine regarderont aussi plutôt vers des modèles un peu plus lourds mais dotés d’une batterie XL.

En revanche, pour un joueur qui veut s’initier au monde des souris ultralégères sans lâcher un billet de 150 ou 180 $, ou pour quelqu’un qui veut une souris de compétition secondaire pour les LANs ou les déplacements, la L7 Pro+ devient immédiatement très intéressante. Elle coche les cases essentielles, sans forcément briller sur les aspects les plus confort ou premium.

Verdict : une souris à 60 $ qui bouscule les hiérarchies

La Mchose L7 Pro+ m’a fait revoir ma vision des souris dites de clones. Derrière le look inspiré et le prix bas, il y a une vraie proposition sérieuse : un capteur PAW3395 irréprochable, un poids de 43 g qui change vraiment la sensation de jeu, une connexion sans fil réactive, un logiciel surprenamment riche et des options de réglage que certaines marques établies n’osent même pas exposer.

Les concessions sont là : clics un peu trop raides, autonomie correcte sans plus, forme bossue qui ne fera pas l’unanimité, très léger craquement si l’on torture la coque. Mais à 60 $, ces défauts passent en arrière‑plan face au niveau de performance global. Si ce modèle sortait à 100 $, le discours serait très différent. À ce tarif, la question devient plutôt de savoir si son ergonomie correspond à la façon de tenir la souris et si l’on accepte de sacrifier un peu de confort sur les clics pour profiter d’un rapport perf/prix quasiment indécent.

Note personnelle : 8,5 / 10. Ce n’est pas la souris parfaite, mais c’est une des plus convaincantes dans la catégorie ultralégère sans fil à petit budget. Pour un joueur compétitif au portefeuille serré, la Mchose L7 Pro+ mérite clairement d’être en haut de la liste.

TL;DR

  • Les plus : 43 g sans trous, capteur PAW3395 impeccable, sans fil 2,4 GHz réactif, logiciel ultra complet avec réglages avancés, prix de 60 $ très agressif.
  • Les moins : clics principaux un peu raides, autonomie seulement correcte, forme à grosse bosse arrière peu adaptée au palm grip, infodiv batterie limitée à des paliers de 10 %.
  • Verdict : une vraie souris compétitive ultralégère, qui rivalise avec des modèles bien plus chers en capteur et en réactivité, au prix de quelques compromis sur le confort et l’endurance.
D
Damien
Publié le 23/02/2026
12 min de lecture
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