Yakuza: Like a Dragon Infinite Wealth – le grand saut hawaïen

Yakuza: Like a Dragon Infinite Wealth – le grand saut hawaïen

Test de Yakuza: Like a Dragon Infinite Wealth – le grand saut hawaïen

(Testé sur PC – Ryzen 7 3700X, RTX 3060, 32 Go RAM. Temps de jeu : 65 h, quêtes secondaires et Dondoko Island complétées. Approche : fan de Shenmue, amateur de beat’em up, converti au J-RPG tour par tour, allergique à la niaiserie gratuite.)

  • Duo Ichiban/Kiryu : émotion et humour garantis.
  • Combats optimisés : plus tactique, plus fun.
  • Hawaii dépaysant, open world techniquement daté.
  • Mini-jeux fous et Dondoko Island : chronophage assuré.
  • Scénario principal : rythmé par les personnages, intrigue globale en demi-teinte.

Introduction : un retour hésitant

Quand Infinite Wealth est arrivé début 2024, je suis passé à côté, las du J-RPG tour par tour et abreuvé d’énormes sorties. Grand fan de Shenmue et de l’action brute des premiers Yakuza, l’idée d’un nouvel épisode tourné vers l’exotisme hawaïen me laissait de marbre. On m’avait vanté la « meilleure bromance Ichiban/Kiryu » et « une île façon Animal Crossing »… J’étais sceptique. Après 65 heures, je suis partagé entre admiration pour les personnages et frustration face aux mêmes tares techniques.

Premières impressions : un rythme en dents de scie

Les premières heures sur l’île donnent le ton : dialogues cultes et gags absurdes, mais narration poussive. Les quiproquos fusent, Ichiban reste un héros aussi déjanté que toujours, et l’arrivée de la Vtubeuse en cavale déclenche un fou rire immédiat. Pourtant, il faut patienter 3–4 heures avant que l’intrigue principale ne démarre vraiment. Ce tempo languissant est la marque de la série, mais ici il se fait plus pesant qu’à l’accoutumée.

Ichiban & Kiryu : force émotionnelle

Le cœur du jeu, ce sont ses personnages. Ichiban Kasuga conserve son optimisme naïf et son charisme de shonen quadragénaire, mais la surprise vient de Kazuma Kiryu. Entre son combat contre la maladie et ses flashbacks gérés par le système de « Points de Souvenir », le vieil homme d’acier se révèle touchant, presque vulnérable. Rarement un développement narratif a su réveiller autant de nostalgie, même pour un vétéran de la série.

Cependant, l’intrigue globale souffre d’un sentiment de répétition : mafia, gangs et vengeance manquent de renouvellement. On ne retrouve pas la tension dramatique du 7e opus, et le final laisse sur sa faim. Fort heureusement, les quêtes secondaires, souvent plus originales et drôles, relancent sans cesse l’intérêt.

Gameplay : l’ère de l’action-tactique

Après les combats laborieux de Yakuza 7, Infinite Wealth propose un vrai changement. Finies les confrontations plombantes : l’esquive furtive pour éviter les rencontres, les sauvegardes rapides et un affichage clair des niveaux recommandés sont autant d’améliorations appréciables.

Le cœur du système repose sur le placement en combat. On peut projeter un ennemi contre un mur, utiliser le décor pour enchaîner un combo ou positionner ses alliés pour des attaques combinées. Cette dimension quasi tactique, mixée à l’énergie d’un beat’em up, renouvelle le plaisir de frapper de manière stratégique. Les compétences spéciales, jumelées aux « jobs » loufoques inspirés d’anime, offrent un panel d’interactions toujours surprenant. Seule la caméra manque parfois de réactivité quand l’action s’intensifie.

Mini-jeux et contenu annexe : overdose contrôlée

Impossible de parler de Yakuza sans évoquer son offre pléthorique d’activités. Ici, on frôle la saturation : baseball, karaoké, drague via appli, mahjong, Sujimon (la parodie Pokémon version clochards bagarreurs)… Et surtout Dondoko Island, une simulation de reconstruction façon Animal Crossing qui m’a scotché 15 heures de plus. Rénover les plages, récolter des ressources, accueillir des touristes : c’est crétin, mais diablement addictif.

Néanmoins, certains mini-jeux s’essoufflent vite et le tutoriel de Dondoko Island, trop présent, casse parfois le rythme. Heureusement, la progression s’entrelace : saluer des passants fait progresser vos statistiques, boucler deux quêtes annexe débloque un nouveau job… Le grind obtus de l’épisode précédent a disparu.

Technique et ambiances : un moteur qui montre ses limites

Le passage à Hawaii séduit par son dépaysement, mais le Dragon Engine accuse le poids des ans. La modélisation des visages lors des cinématiques est bluffante, tandis que les décors, bâtiments et PNJ rappellent une génération précédente. Au bout de 30 heures, les textures palmier/plage deviennent répétitives. Sur PC, le jeu reste stable à 60 fps et les chargements sont corrects. L’expérience est fidèle sur PS5, même si la DualSense n’apporte guère de plus.

Verdict : indispensable pour les fans, imparfait pour les autres

Yakuza: Like a Dragon Infinite Wealth mélange le meilleur de la franchise : personnages attachants, combats revus de fond en comble, tonne de contenu secondaire. Mais c’est aussi un épisode où la formule se fatigue : scénario convenu, technique datée et rythme en dents de scie nuisent à l’immersion globale.

Si vous avez vibré pour Yakuza 7, préparez-vous à fondre devant le duo Ichiban/Kiryu et à vous perdre dans mille activités annexes. Si vous cherchiez une aventure plus condensée et intense, vous risquez de pester contre la lenteur et le sentiment de déjà-vu.

Note finale : 8/10. Un incontournable pour le lore de Kiryu, une aventure généreuse mais parfois trop bavarde.

TL;DR

  • Duo Ichiban/Kiryu : moments forts et émotion.
  • Combats : plus dynamiques, stratégie et fun réunis.
  • Open world hawaïen : dépaysant mais techniquement dépassé.
  • Mini-jeux et Dondoko Island : gigantesques et chronophages.
  • Scénario principal : solide grâce aux personnages, manque d’audace globale.
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finalboss
Publié le 17/07/2025Mis à jour le 20/02/2026
5 min de lecture
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